Tous les articles par A. Taubin

Jeudi 20 mars et vendredi 21 mars 2008

Après avoir passé la dernière nuit en auberge de jeunesse, et une fois les valises chargées dans les soutes du car, nous sommes allés explorer un des plus grands zoo d’Europe : celui de Berlin.

Nous avions 3h pour parcourir l’intégralité du zoo (il faut au moins ça …). En plus, le beau temps était présent.
Nous avons pu observer beaucoup d’animaux, parfois insolite comme certains mammifères marins, insectes ou rongeurs …

Vers 13h, Jojo est venu nous chercher. Direction Liège où nous attendait Xavier (le deuxième chauffeur).
Les jeux de cartes, les baladeurs ou MP3, les livres étaient de sortis. Il faut dire qu’il y a environ 850kms entre Berlin et Liège.
Nous nous sommes arrêtés sur une aire d’autoroute pour diner où nous avons mangé une grande saucisse accompagnée de frites : un régal. Nous avons aussi pris le petit-déjeuner sur une autre aire d’autoroute.

Enfin vers 13h, le car rentre dans Merdrignac. Chacun a pu prendre ses affaires et rentrer bien gentiment chez lui. Ceci termine notre périple « De la tragédie à l’espoir ».

Pour conclure, nous voudrions remercier plusieurs personnes :
– Mme Urien d’avoir pu organiser ce séjour,
– Tout les accompagnateurs : Mr Debarle, Mr Durand, Mme Urvoy, Mme Urien
– Le chauffeur Joël pour nous avoir amené à bon port pendant ce séjour,
– L’ensemble de l’administration du Lycée du Mené qui nous a permis de pouvoir réaliser ce blog en nous prétant un ordinateur portable ainsi qu’un appareil photo numérique.

  

  

Quelques exemples d’animaux présents dans l’aquarium et le zoo.

Mercredi 19 mars 2008

Aujourd’hui après avoir pris un petit déjeuner à l’auberge de jeunesse, nous sommes partis pour le musée du mur de Berlin. Le musée se situe au Checkpoint Charlie qui était un poste des alliés au temps du mur de Berlin. Ce mur qui séparait à l’époque Berlin en deux (RFA-RDA) a été construit en 1961 et détruit en 1989. Aujourd’hui on voit le tracé du mur qui est matérialisé par deux lignes de briques.

Ensuite nous sommes allés au musée de la résistance allemande qui se situe dans l’ancien quartier général de l’armée de terre. Nous avons pu y découvrir les différentes pièces où des résistants ont essayé de renverser Hitler et ce, quelques mètres seulement à coté de celui-ci ; ils étaient au début avec lui mais se sont retournés contre lui.

Une fois pris notre pique-nique à coté de la porte de Brandebourg (où il a d’ailleurs neigé) nous sommes allés voir une exposition permanente intitulée ‘la topographie de la terreur’. Malheureusement, les commentaires étaient en Anglais et en Allemand seulement. Mais un morceau de mur a été conservé à son emplacement d’origine.

Plus tard, vers 14 heures nous avons visité Berlin en autocar avec deux guides. Nous avons pu voir les bâtiments principaux de la ville notamment le Reichstag, le lieu de travail de Angela Merkel , les gares de Berlin, la tour de télévision…

Nous passons notre dernière soirée à l’auberge avant de partir demain midi pour le trajet du retour, déjà …

Les restes du mur de Berlin

Lieu de travail d´Angela Merkel

La nouvelle gare de Berlin

Le Reischtag

Mardi 18 mars 2008

Une journée très fatigante nous attendait : le trajet de Cracovie à Berlin. Et oui, environ 610 kilomètres séparent ces deux villes. Mais Joël notre chauffeur (Jojo pour le séjour) nous a conduit à bon port. Nous tenons d’ailleurs à le remercier de nous avoir conduit pendant tout le séjour.

Nous avons eu, juste au moment de partir une bonne averse de neige. C’était la première fois depuis le début du séjour.

Après 10 heures de route, nous sommes arrivés à Berlin. Nous nous sommes installés à l’auberge de jeunesse … où nous resterons deux nuits.

C’est notre derrnière escale avant le retour à Merdrignac.

Vue du chateau de Wavel en compagnie de chute de neige

Lundi 17 mars 2008

Après une bonne nuit de sommeil, nous sommes allés visiter le quartier juif de Cracovie, Kazimierz . Nous avons pu observer et visiter des synagogues – il y en a 7 au total.- des bâtiments, un cimetière et des logements. Le ghetto de Cracovie, moins célèbre que celui de Varsovie dans lequel furent emmûrés (mur en forme de pierre tombale juive) plusieurs milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, dont le célèbre réalisateur Roman Polanski. les seules traces existantes sont : un pan de mur, la place d’appel récemment rénovée où des chaises sculptées, scellées figurant l’attente vers les camps d’extermination ont été placées. Au cours de notre balade nous avons pu voir l’usine d’Oskar Schindler, célèbre Allemand qui a sauvé 1200 juifs lors de la seconde Guerre Mondiale en les achetant au camp d’Auschwitz- Birkenau pour travailler dans son usine de casseroles émaillées. Oskar Schindler fut l’un des premiers justes honorés, dans les années 60, par Israël et le célèbre metteur en scène américain Steven Spielberg en a fait un film intitulé « La liste de Schindler ». Nous avons marché sur les pas de Schindler.

A Cracovie, il ne reste qu’ environ 200 juifs contre 150 000 dans les années 30. A l’époque, au milieu du quartier, est située une place comportant un bâtiment circulaire qui abritait l’abattoir commun de viande kasher (animal tué rituellement de trois coups portés au maximum pour que la viande soit déclarée pure pour les juifs).

Ensuite, nous nous sommes dirigés vers le zoo de Cracovie mais les conditions climatiques ne nous ont pas permis d’y aller. Nous avons donc visiter un centre commercial et pu faire quelques emplettes.

Vers 15 h 30 nous nous sommes dirigés vers la mine de sel de Wieliczka. Cette mine de sel est la plus vieille mine encore en activité et visitable au monde. Un guide parlant français et ayant un humour apprécié de tous nous a fait découvrir ce lieu. Cette mine est immense, elle descend à 315 mètres de profondeur et s’étend sur 300 km. Mais rassurez–vous, nous ne sommes descendus qu’à environ 135 mètres (380 marches) et avons parcouru 3 km (à pied bien entendu).

Cette mine comporte plusieurs salles, chapelle, et autres statues ainsi que plusieurs anciens instruments utilisés au cours des siècles, depuis l’ouverture de la mine. A la fin de la visite nous avons rejoint le restaurant Gosciniec où nous avons pris tous nos petits-déjeuners et dîners durant notre séjour cracovien .

Une synagogue

L’ancien abattoir

Le mur des lamentations de Cracovie

Un cimetière juif

L’usine d´Oskar Schindler

 

Dimanche 16 mars 2008

Ce matin après le petit déjeuner nous sommes partis en direction d’Auschwitz. Une fois arrivés sur place deux guides parlant français nous ont accueillis.

Nous avons commencé par le camp de concentration d’Auschwitz, beaucoup d’entre nous ont eu a plusieurs reprises un pincement au cœur au fil de la visite. Ce qui nous a le plus choqué c’est la montagne de cheveux provenant des déportés qui étaient rasés dès leur arrivée ; mais aussi les montagnes de lunettes et de valises avec le nom de leur propriétaire inscrit dessus.

Après avoir mangé, nous sommes partis vers le camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz Birkenau qui est le plus grand de tous les camps avec ses 175 hectares de superficie. Celui-ci comptait 300 baraquements et a contenu jusqu’a 100 000 déportés.

Nous n’avons pas pu voir les chambres à gaz puisque celles-ci furent détruites par les nazis avant l’arrivée des Soviétiques en Janvier 1945. Mais nous avons pu voir l’entrée emblématique du camp avec sa voie ferrée qui acheminait les déportés.

A leur arrivée les déportés subissaient une première selection : les hommes d’un côté, les femmes et les enfants de l’autre. Ensuite, ils étaient dirigés vers leurs baraquements respectifs.
La deuxième selection : le médecin désignait du doigt ceux qui étaient envoyés vers les chambres à gaz ; et ceux destinés aux différents travaux.

Il y a eu 78 convois d’environ 1 000 déportés à entrer dans ces camps.

Après une visite chargée d’émotions, nous sommes rentrés à Cracovie ; nous avons bénéficié d’un quartier libre avant et après le dîner.

Séparation entre les blocks de prisonniers

Le groupe devant l’entré du camp d’Auschwitz I. L’enseigne de l’entrée indiquait aux déportés :
« le travail rend libre »

Les latrines du camps de quarantaine.
Ici, aucune intimité et il fallait attendre l’ordre des kapos pour faire ses besoins.

En arrière plan, on aperçoit l’entrée du camps et, sur la gauche, le quai de débarquement où s’effèctuait le triage des déportés.

Les baraquements des hommes.