En Tunisie, nous avons pû remarquer que l’eau était considérée comme précieuse parce qu’elle devient de plus en plus rare. Nous avons appris qu’il y a 10 ans, la ville de Tozeur possédait 200 sources d’eau naturelle et aujourd’hui, il n’en reste plus que 20.
Les exploitants de la Palmeraie que nous avons pû rencontrer à Tozeur sont désormais obligés de puiser l’eau dans les nappes phréatiques. C’est grâce à des forages qu’ils peuvent aller chercher l’eau dont ils ont besoin pour leur cultures. Le plus grand forage, pour le moment, a atteint 3 600 m de profondeur.
C’est l’Etat du pays qui gère l’eau et elle est payée par heure d’utilisation et non par litres d’eau. Comme par exemple, sur l’oasis de Tozeur, les propriétaires des Terres payent 2 dinars soit 1 euro pour une heure et la facture ne sera payée qu’à la fin de la récolte.
Nous avons pû constater que pour éviter le gaspillage dans le pays, les restaurants ne prennent pas en compte l’eau dans leur menu. En effet, dans tous les endroits où nous avons mangé, nous devions payer la bouteille en plus. Cela permet de faire prendre conscience aux gens et surtout aux touristes que l’eau est une denrée précieuse.
Djerba est la plus grande île de la Tunisie et ne possède aucune source d’eau naturelle. C’est pour cela que de très grands tuyaux relient le continent à l’île de Djerba. Ils permettent le transport de l’eau potable qui va de la ville de Tataouine jusqu’à Djerba.
Dans les années à venir, la Tunisie risque d’avoir une pénurie d’eau pour plusieurs raisons. Tout d’abord, les nappes phréatiques sont surexploitées car les oasis ont besoin de 1 600 L d’eau par seconde alors que les nappes ne peuvent en fournir que 1 000 L par seconde et donc ne peuvent se renouveler. De plus, le pays a aussi l’affluence touristique qui joue aussi un grand rôle dans cette pénurie car ces visiteurs sont très gourmands en eau.