Cap’Eval : L’évaluation certificative au ministère de l’agriculture

Comme à chaque fois que je suis un MOOC, je vous propose mon retour sur la formation en ligne Cap’Eval sur mon blog !

Même si j’ai trouvé que les exemples pour les enseignements généraux n’étaient adaptés à mon cas personnel (MG4 en bac pro AP et M42 en BTS TC), je suis globalement satisfait par le contenu de la formation.

Cela m’a permis de mettre des mots sur les différents éléments qui constituent l’évaluation par capacités dans notre ministère.

L’évaluation

Je retiens en premier lieu les 3 critères de qualité d’une évaluation :

  • « La pertinence est le caractère plus ou moins approprié de l’épreuve en relation avec la capacité qu’elle évalue.

  • La validité est le degré d’adéquation entre ce que l’on déclare faire (évaluer telle capacité) et ce que l’on fait réellement.

  • La fiabilité est le degré de confiance que l’on peut accorder aux résultats observés: seront-ils les mêmes si on recueille l’information à un autre moment, avec un autre outil, par une autre personne, etc. »

Ensuite vient l’alignement pédagogique :

« Il y a alignement pédagogique lorsque les activités pédagogiques et les modalités d’évaluation mises en œuvre sont cohérentes avec les objectifs d’apprentissage. »

Les biais de correction

Il faut aussi prendre en compte les biais de correction lors de toute évaluation.

  • Les biais de correction
    • la constante macabre
    • L’effet de stéréotypie (toujours la même note)
    • L’effet de halo (beau)
    • L’effet d’ordre de correction
    • L’effet de tendance centrale (Posthumus)
  • Les biais sociaux
    • Le genre
    • Les redoublants
    • Le statut professionnel des parents

La capacité

La définition d’une capacité dans l’enseignement agricole :

« Une capacité exprime le potentiel d’un individu en termes de combinatoire de connaissances, savoir-faire et comportements. La mise en œuvre de cet ensemble de dispositions et d’acquis se traduit par des résultats observables ».

La compétence, elle, renvoie au cadre professionnel et découle de la capacité avec suffisamment d’expérience en entreprise (on parle d’automatisation). L’objectif, quant à lui, se réfère à la formation et couvre un champ moins vaste que la capacité.

Je retiens aussi la démarche pour affiner la cible dans une certification par capacités. Nous avons de nombreux outils à dispositions : le référentiel de formation, les fiches de compétences, les documents d’accompagnement, la définition des épreuves et des modalités d’évaluation.

À l’aide de ces documents, il faut se mettre au clair sur les attentes liées au diplôme (on n’attend pas la même chose d’un BTS et d’un Bac Pro), les situations sociales ou professionnelles où la capacité s’exprime (c’est là que ça devient compliqué pour l’informatique en Bac Pro AP), les ressources que la capacité mobilise et enfin les critères d’évaluation (élaboration de la grille).

Voici la méthodologie proposée dans le MOOC :

« 1- Je lis l’ensemble du référentiel de diplôme

2- Je repère les capacités

3- Je fais le lien capacités / SPS

4- J’identifie les ressources mobilisées dans les situations

5- Je réfléchis aux critères d’évaluation

6- Je repère les modules de formation concernés

7- Je réfléchis avec mes collègues au dispositif de formation

8- Je construis l’évaluation des CCF : sujet, grille et critères »

J’ai réalisé 2 compilations pour le M42 en BTS TC et le MG4 informatique en Bac Pro AP :

La mise en situation

« Les épreuves ont pour but d’évaluer la mobilisation par le candidat des connaissances, savoir-faire et comportements en situation. […] Lors de l’évaluation d’une capacité, il faut donc mettre le candidat en situation afin de pouvoir évaluer s’il est capable de choisir et de mobiliser des éléments de la situation et différentes ressources, qui sont des savoirs, des savoir-faire ou des comportements, pour résoudre un problème, une activité ou une tâche. […] La situation choisie doit être une situation habituelle, non dégradée, complexe et contextualisée. »

La situation peut être réelle, simulée ou se situer dans le passé. Pour ne pas déstabiliser les candidats lors de l’évaluation CCF il est conseillé de leur proposer rapidement des situations nouvelles et complexes dans la formation. Cela permet également de donner du sens aux apprentissages et peut favoriser la motivation des apprenants.

Les consignes

Tout cela ne peut se faire qu’avec des consignes claires, précises et directives. L’emploi de verbe d’action s’impose donc. Il existe plusieurs types de consignes :

  • consigne but
  • consigne de guidage
  • consigne critère
  • consigne de procédure.

J’ajouterai qu’étant donné le nombre élevé d’élèves DYS dans nos classes, elles doivent aussi être pensées et rédigées dans ce cadre.

La grille d’évaluation

C’est un outil incontournable de l’évaluation :

  • pour formaliser et contractualiser l’évaluation avec le candidat  (Donner la grille avec les critères aux candidats sans les indicateurs).
  • pour améliorer la fiabilité de l’évaluation (éviter les biais)

Elle est constituée de trois niveaux de repères :

  1. La capacité
  2. Les critères (qualitatifs, généraux et en nombre limité)
  3. Les indicateurs (observables, concrets, contextualisés)

Les points sont en regard des capacités ou des critères.

Une capacité est acquise ou pas, normalement, on ne peut pas choisir de mettre l’appréciation sur le trait du milieu.

Pour évaluer vos grilles, je vous propose mon document issu de celui fourni dans le MOOC : Evalue-une-evaluation.pdf

J’espère vous avoir donné envie de vous inscrire à cette formation !

Kenavo.

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