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La qualité au programme #3

Posted by redac_mil on novembre - 6 - 2012 with 0 Comment

Des éleveurs désireux de promouvoir la qualité de leurs produits.

Madame Bedel est un éleveur de poulets Fermiers d’Argoat Label Rouge soucieuse de faire connaître sa stratégie de différenciation produit.
Elle nous a reçus dans ses poulaillers mardi 16 octobre à Langourla en compagnie de Monsieur Salomon, responsable de production des Volailles Du Gouet.

Nous nous rendons très vite compte que la garantie Label Rouge exige une organisation spécifique de la filière. En effet, il s’agit d’une démarche collective autour d’un cahier des charges commun :

  • L’INAO chapeaute l’ensemble de la gestion des labels. Il valide & attribue les cahiers des charges, il agrée les organismes certificateurs chargés de réaliser les audits…
  • Madame Bedel est, quant à elle, membre de l’Organisme de Défense & de Gestion « Fermiers d’Argoat ». Il s’agit d’une instance de concertation & de partenariat professionnel constituée de tous les partenaires impliqués dans l’élaboration du produit (couvoirs, éleveurs, fabricants d’aliments, abattoirs). Il est habilité à demander un Label Rouge.
  • De leur côté l’opérateur économique les « Volailles du Gouet » assure la mise en production des lots. Monsieur Salomon planifie la production en gérant l’interface entre la demande émanant des abattoirs (de facto de la distribution) et les éleveurs individuels. Le groupement intervient essentiellement dans le pilotage des transactions entre incubateurs, éleveurs, fournisseurs d’aliments et abattoirs.
  • Il existe encore bien d’autres interlocuteurs tels que le SYNALAF (syndicat national des labels avicoles de France), l’organisme certificateur CERTIS

Lors de notre visite, nous nous sommes surtout intéressés au cahier des charges volailles fermières Label Rouge.

Monsieur Salomon nous explique qu’il définit précisément les caractéristiques du produit, ses conditions de production et les contrôles auxquels il est soumis. En volailles, cela va de la sélection des poussins jusqu’aux produits finis.
Les nombreux exemples donnés par Madame Bedel permettent de mieux comprendre les différentes spécifications du cahier des charges. Cela va des bâtiments (4 maximum/exploitation afin de garder le caractère fermier, forme rectangulaire afin que les animaux ne soient pas à plus de 9m d’une trappe) ; à la densité des élevages (11 poulets/m2, 2 m2 de parcours en plein air, 4400 poulets/élevage…) en passant par le choix de souches à croissance lente ou par la nécessité de planter des arbres au niveau des parcours. Bien évidement, une alimentation à base de 80 % de céréales ainsi que le respect d’un âge minimum de 81j à l’abattage sont également les garants de qualité supérieure des produits. Par ailleurs, des tests permettront d’apporter la preuve des qualités nutritionnelles & gustatives supérieures de la viande de volaille Label Rouge.

Nous étions loin de nous douter de tout cela en dégustant notre poulet dominical !

C’est aussi ce que relève Maïwenn (promotion 2013) : « Nous avons pu nous apercevoir des exigences imposées pour obtenir le label rouge, du coût que cela représentait. »